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I. Fascination pour le héros extraordinaire (épique)
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II. Cependant, plaisir de se retrouver dans un personnage ordinaire (réaliste)
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III. Le roman transfigure le personnage ordinaire, l'élève au rang d'exemple (apprentissage)
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1. Le héros = un être à part
> physiquement (duc de Nemours)
> mentalement (S. Holmes)
> socialement (Monte Cristo)
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1. Un personnage ordinaire permet de créer une illusion du réel
> son univers quotidien nous est familier (Mme Bovary)
> l'épaisseur psychologique du personnage est alors criante de vérité (Proust et La Recherche)
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1. Le roman = un itinéraire qui mène le personnage à l'héroïsme
> grandissement du personnage à travers les épreuves subies (Harry Potter, Frodon...)
> le personnage va au bout d'une exploration (Céline)
> le roman révèle des valeurs enfouies (Quasimodo...)
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2. Le héros = un modèle à suivre
> il rassemble la collectivité (Lantier)
> il porte les valeurs d'un groupe (Gargantua)
> il embarque le lecteur dans ses aventures (Robinson, Gulliver...)
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2. Le personnage est alors un miroir du lecteur
> la vision de l'homme moderne refuse toute idéalisation (Butor, La modification)
> l'écriture mime le flux de la vie intérieure (monologue intérieur de Céline, flux de conscience de Mrs Dalloway)
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2. Roman = écriture exaltée du quotidien
> le personnage a une manière extraordinaire de voir l'ordinaire (Petit Prince)
> le style familier de Zola, ou Céline rend la parole populaire presque poétique
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3. Un être fascinant
> un personnage spectaculaire (Arsène Lupin)
> un personnage qu'on aime retrouver de livre en livre (Balzac et la comédie humaine, Zola et les Rougon Macquart, Maigret, San Antonio...)
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3. La lecture répond alors à un plaisir narcissique
> l'étrangeté est vécue comme dérangeante (L'Etranger)
> le plaisir nostalgique nous plonge dans les romans de l'enfance (Pagnol, Petit Nicolas)
> plaisir d'identification célébré dans les succès de librairie (Bridget Jones, Marc Lévy et compagnie...)
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3. Le roman = une manière d'apprendre à voir l'extraordinaire
> La focalisation nous permet de partager un nouveau regard qui permet de redécouvrir le quotidien (Nadja de Breton)
> le roman tend ainsi à prendre une dimension poétique, il magnifie le réel (Ecume des jours, ...)
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